samedi 3 juin 2017

Escapade à Manchester

Il y a 2 semaines, j'ai eu l'occasion de me rendre à Manchester pour le travail. Pas très exotique comme destination, mais mon dernier voyage à l'étranger remontant à l'été dernier, je n'allais pas faire la fine bouche: j'ai potassé quelques ressources touristiques et j'ai activé le mode "tourisme" (une chance que nos vendeurs n'aient pas souhaité faire durer les réunions!).

J'ai commencé ma promenade par la modeste bibliothèque universitaire de Manchester: la John Rylands Library. Un très beau bâtiment néogothique; on se croirait dans Harry Potter!
Blague à part, c'est vraiment une BU et il y a des vrais étudiants qui y travaillent! (et aussi un coin pour faire des selfies et poster en direct sur instagram, mais je n'ai pas osé!)

J'ai poursuivi mon chemin et me suis offert un thé matcha chez Cha-Ology, un salon à la japonaise: minimalisme nippon de rigueur, tables basses et tatamis, thé vert un peu partout... Il n'y avait pas de table disponible, c'était bien dommage car j'aurais adoré m'y reposer. J'ai donc commandé un thé au lait glacé à emporter et j'ai pu observer la préparation de ma boisson: bouilloire à température réglable, balance électronique de compétition, gestes précis... Je ne sais pas si tout cela importe, mais c'était beau à regarder et aussi très bon (et donc je me suis ruée dans mon épicerie bio à mon retour pour acheter du match. Je suis faible...)


Je suis passée par le quartier des pubs, où il y a normalement de charmantes maisons historiques. Mais là, surprise: un rassemblement de supporters de foot empêchait de s'y aventurer. Heureusement, j'étais prévenue par mon jeune client fan de foot: c'était soir de match.
J'ai voulu faire la maligne le lendemain en lui racontant que j'avais vu un attroupement de supporters de Manchester tout de bleu vêtus (ben oui: regardez bien la photo: la Police est de la même couleur que les supporters: ils font les choses bien à Manchester!). Mon client ne comprenait rien à ce que je lui racontais, et a bien rigolé quand j'ai fini par lui montrer la photo puisqu'il s'agissait des supporters de l'équipe adverse (des espagnols, je crois)!
Je suis aussi passée par un lieu bobo comme il faut: le Craft and Design Center, installé dans an ancien entrepos rénové situé dans les quartiers nord. L'intérieur est très chouette avec la verrière et les petites boutiques de créateur: on peut discuter un peu avec les artistes et les boutiques sont variées. 

Dans le désordre, j'ai aussi vu pas mal de street art (plus ou moins réussi), un quartier chinois (plus petit mais aussi plu exotique que le notre, et des quais fort agréables à deux pas de mon hotel. 

J'ai fini la journée en beauté avec un high tea bien mérité après le thé infâme de mon hôtel (parfaitement: au hilton, on n'a honte de rien et on sert un thé dégueu). J'ai dégotté un salon de thé dans le thème de Alice au Pays de Merveilles, où j'ai mangé les meilleurs scones de ma vie avec plein de clotted cream. La mondialisation a tué le plaisir de pas mal de produits locaux qu'on trouve maintenant un peu partout, mais certains produits un peu plus confidentiels se trouvent moins facilement: c'est le cas de la clotted cream et j'en ai bien profité! 

vendredi 12 février 2016

Les pâtes du frigo presque vide

J'adore les pâtes. Pourtant, je n'en fais pas très souvent car ça me donne mauvaise conscience: j'ai l'impression que c'est trop facile à préparer et que je pourrais me fouler une peu plus pour présenter un repas. 

Ce soir, le frigo est presque vide, mais j'ai faim. Dans ce genre d'occasion je me donne le droit de faire des pâtes. Parfois, c'est très basique (pâtes, huile d'olive et ail). Mais d'autres fois, le dieu des restes du frigo est avec moi et me permet de cuisiner un plat magique. C'était le cas aujourd'hui.



Ingrédients (pour une personne)
- des pâtes (suivant votre appétit: j'ai dû en mettre 80g)
- de l'assaisonnement du placard: huile d'olive (une cuillère à café), sel, poivre
- des valeurs sûres du congélateur: ail et basilic
- des restes magiques du frigo: une poignée de feves cuites et épluchées, un demi citron, du beaufort

Faire cuire les pâtes selon le mode d'emploi.
Egoutter les pâtes et les remettre dans la casserole. Ajouter l'huile d'olive, l'ail, le basilic et les fèves.
Ajouter quelques goûtes de jus de citron.
Avec une râpe (*), prélever un peu de zeste de citron (un tout petit peu: j'ai fait 5 passage de râpe sur le citron). Bien mélanger.
Servir dans une jolie assiette
Râper enfin un peu de beaufort sur les pâtes (ou beaucoup!)

(*) J'utilise ma râpe microplane, un de mes meilleurs investissements en terme de matériel de cuisine (je n'ai pas d'actions chez eux): elle me permet de râper à peu près n'importe quoi en petite quantité, du fromage au zeste d'agrume (mes utilisation les plus fréquentes) en passant par la noix de muscade ou les carottes.

VERDICT:
Un vrai régal. L'association du zeste de citron avec l'ail et le beaufort est vraiment réussie. C'est assez original pour réjouir mes papilles, tout en gardant le côté régressif d'un plat de pâtes.

dimanche 13 décembre 2015

Autant en emporte le vent.

Cela fait bien longtemps que j'avais prévu de lire Autant en emporte le vent. Depuis mes déplacements à Houston, fin 2012 pour être précise. Il n'y a pas énormément d'attractions touristiques là bas, mais j'ai quand même pu y visiter un certain nombre d'anciennes plantations et ayant fort peu de références américaines elles m'ont fait penser à celle de la famille O'Hara.

J'ai refermé Autant en emporte le vent il y a quelques semaines, et j'avoue que je suis encore émerveillée par la richesse de cette lecture. (en vrai, ça va faire 3 ou 4 mois que je l'ai lu, mais le temps que je relise mon post, que je corrige 2-3 fautes, il s'est écoulé un peu plus de temps...)

Comme tout le monde, je connaissais à peu près l'histoire de Rhett et de Scarlett. Comme dit Emmanuel, "C'est l'histoire d'une fille... pas très sympa qui est amoureuse d'un gars... pas très sympa et ils vivent à une époque... pas très sympa!"


Bref, j'ai fini par trouver le livre à la médiathèque, et par l'emprunter. J'ai été immédiatement séduite par l'écriture de Margaret Mitchell: fluide, avec un dosage idéal à mon goût entre la fiction et les descriptions historiques. Suffisamment littéraire pour être plaisant à lire mais sans n'être que littéraire (sinon, ça me fait penser aux cours de français et je m'ennuie!). 



J'ai adoré la galerie de personnages, en particulier celui de Scarlett. Je gardais du film le souvenir d'une jeune fille coquette et capricieuse, mais en réalité, c'est une femme forte qui trace son chemin très librement pour atteindre son objectif sans se préoccuper des conventions sociales de l'époque. En cela, elle est extrêmement moderne, mais elle reste malgré tout ancrée dans son époque, crédible et attachante.

J'ai découvert un pan de l'histoire américaine que je connais mal (la guerre de sécession et la reconstruction du sud qui a suivi). C'était d'autant plus intéressant que la narration adopte le point de vue des vaincus (avec sans doute un poil de subjectivité puisque Margaret Mitchell est d'origine sudiste mais ça ne retire rien au livre: il faut juste être conscient de ce détail).


Bref, ce fut une lecture lumineuse, dont j'ai pu savourer tant l'histoire que l'écriture. Je n'ai pas vu passer les 1500 pages, et j'en aurais volontiers lu plus. C'est le troisième prix Pulitzer que je lis (un peu par inadvertance!), et je crois bien que la prochaine fois que je voudrai lire un bon roman, j'irai piocher parmi les lauréats de ce prix car je n'ai pas eu de mauvaise surprise jusque là...

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Les quelques photos qui illustrent l'article sont celles que j'ai prises à la Liendo Plantation, pendant mon séjour à Houston fin 2012 et que je n'avais jamais mises sur le blog: il s'agit d'une sorte de festival historique, avec plein d'animations sur la vie dans le Sud au 18-19° siècle (cuisine, médecine, travaux d'aiguille...). On y croise pas mal de figurants en costumes d'époque. Le clou de la journée était une reconstitution d'une bataille de la guerre de Sécession, à grands renforts de fumigènes et de coups de fusil à blanc: assez chouette! J'ai trouvé ces photos tout à fait appropriées pour illustrer mon post!


dimanche 13 septembre 2015

Une soupe pour échapper à son destin

Le vendredi midi, je déjeune seule a la maison. Au début de mon temps partiel, j'avais pensé que ce serait l'occasion de me préparer des petits plats qu'Emmanuel n'apprécie pas trop, mais malheureusement, il y a surtout des restes à finir. C'est ainsi que je me retrouve souvent à manger les fameux restes, agrémentés d'un yaourt périmé oublié au fond du frigo et parfois, de quelques biscuits mollassons qui ont pris l'humidité. C'est triste mais que voulez vous, c'est le destin des mères de famille, pleurez sur mon sort brave gens...

Vendredi dernier, j'ai décidé d'échapper à ce triste destin, et je me suis préparé une soupe repérée sur internet quelques jours plus tôt. 




Ingrédient (pour une mère qui échappe à son destin)
- deux courgettes
- une orange (bio car on utilise le zeste)
- une gousse de cardamome
- deux cuillères à soupe de ricocha
- sel poivre
(note: plus un oignon à la maison. J'ai donc fait l'impasse dessus alors qu'il y en avait dans la recette d'origine)

Zester l'orange et réserver le zeste (je me répète, mais pour ce genre de choses, la micro plane, c'est la vie!)
Couper les courgettes en gros dés et mettre dans une casserole. Ajouter les graines de cardamome (les petites graines, pas la gousse entière!) et le jus de l'orange. Couvrir d'eau à mi-hauteur et mettre à cuire. 
Pendant que la courgette cuit, préparer la ricotta pour garnir la soupe: mélanger une cuillère à soupe de ricotta avec le zeste d'orange (j'ai mis la moitié du zeste de l'orange). Saler, poivrer.
Quand la courgette est cuite (environ 15 minutes), ajouter une cuillère à soupe de ricotta, saler, poivrer et mixer.
Pas question de négliger la présentation: on force le destin jusqu'au bout et on se fait plaisir! Verser la soupe dans une assiette creuse (plus classe qu'un bol) et déposer la ricotta à l'orange sur le dessus. Parsemer d'un peu de zeste et d'herbes fraîches pour faire joli (j'ai mis de la ciboulette).

VERDICT

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce mélange de courgettes, cardamome et orange, mais quand je l'ai vue, j'ai su qu'il fallait que j'essaye (mon flair pour les bonnes recettes...) et une fois encore, mon flair a vu juste: c'était délicieux. Il y avait à la fois la douceur de la ricotta, l'acidité de l'orange et le parfum de la cardamome. 
Je garde la recette pour l'hiver qui vient, à décliner avec les légumes de saison! 







dimanche 29 mars 2015

Un nouveau design et des photos pour le printemps

Pour fêter l'arrivée du printemps, je travaille à un nouveau design de blog. Il me reste quelques ajustements à faire, et pour patiente, voilà quelques photos de Sartrouville en ce début de printemps.


Les fleurs de notre abricotier

Toujours les fleurs de notre abricotier, avec au fond notre mur bleu turquoise, du plus bel effet...

Le soleil matinal sur les petits rameaux nouveaux

Je ne sais pas ce qu'est cet arbre, mais il y en a beaucoup dans 
le voisinage, et sa floraison est très jolie. 

Il faisait très beau vendredi... 

Le terrain vague en face de la maison